Le financement patronal des régimes de protection sociale complémentaire

Mis à jour le 05/06/2020

Complémentaire santé, prévoyance, retraite supplémentaire... afin d'encourager la mise en place de complémentaire d’entreprise, les contributions des employeurs bénéficient d’un traitement social et fiscal de faveur, sous conditions.

1/ Que recouvre la protection sociale complémentaire d’entreprise ?


Afin d’assurer une protection sociale complémentaire à celle proposée par les régimes de base de sécurité sociale, vous pouvez mettre en place dans votre entreprise un régime de protection sociale complémentaire en santé, en prévoyance et en retraite.

Depuis le 1er janvier 2016 vous avez l'obligation de souscrire à une complémentaire santé en faveur de l'ensemble de vos salariés.

Votre financement au régime complémentaire est considéré comme un complément de rémunération qui est soumis à cotisations et contributions sociales ainsi qu’à l’impôt sur le revenu.

Afin d’encourager la mise en place de ces couvertures d’entreprise, les dispositifs suivants sont prévus : 
  • exclusion limitée de l’assiette des cotisations de sécurité sociale ;
  • taux réduit de forfait social ;
  • déduction limitée du revenu imposable.

A noter
Pour certains salariés limitativement visés par la loi (salariés en CDD ou en temps partiel notamment), qui bénéficient déjà par ailleurs d’une complémentaire santé, ce financement patronal prend la forme d’un versement spécifique contribuant au paiement de leur couverture.


Quel régime social est applicable au financement patronal ?

Votre financement patronal à un régime de protection sociale complémentaire (santé, prévoyance ou retraite) est un élément de rémunération entrant dans l’assiette des cotisations de sécurité sociale. Il bénéficie d’une exclusion sous certaines conditions et limites.